Grande loge française unie des maîtres maçons de marque - GLFUMMM
Grande loge française unie des maîtres maçons de marque - GLFUMMM
«Rassembler tous les Maîtres Maçons de Marque Réguliers de toutes sensibilités dans une Immense Carrière de Fraternité, d’Amour et de Respect rejetant toutes formes de ségrégation » 
Découvrons "LE Maître Maçon de Marque" par le R.F. D:: R::
par Administrateur :: il y a 4 ans

La Maçonnerie de la Marque : 

Un « side-degree» qui connait une belle « carrière » dans les Iles Britanniques.

Le Grade de Maître Maçon de Marque participe naturellement au chemin maçonnique du Rite Emulation, même si de nombreux FF d’autres Rites viennent y puiser un enseignement particulier à la Tradition orale et opérative.

Il convient pourtant de noter que la GLUA qui encourage les Maîtres Maçons à compléter leur 3° grade par l'Exaltation à l'Arche Royale, ne fait, paradoxalement, aucune suggestion concernant le fait qu'un Compagnon devrait compléter son 2° grade par un avancement à la Marque.

Quoiqu’il en soit, le Grade de Maître maçon de Marque peut être considéré, à juste titre, comme l’aboutissement indispensable au 2° grade. En Ecosse, il est d’ailleurs pratiqué en Loge bleue, comme complément du grade de compagnon.

Sur le plan historique et selon la tradition, les tailleurs de pierre s’unirent pour la première fois en une Fraternité sur le chantier de la cathédrale de Magdebourg, ouvert en 1211.

Une loi du roi Edouard III d’Angleterre contient, en 1352, la première mention officielle des francs-maçons et la reconnaissance effective de corporations de maçons opératifs.    

Entre 1390 et 1420 nombre de Règles et Devoirs sont adoptés par ces maçons et couchés par écrit afin d’en assurer la stabilité.    

Parmi ces textes, les Statuts ou Règlements généraux des Steinmetzen, tels qu’ils furent établis en 1459 à Ragensbourg, puis en 1462 à Torgau en Saxe, prévoient l’attribution d’une marque distinctive au Compagnon maçon ou tailleur de pierre. Il y est ainsi précisé à l’article 59 : « Tout apprenti recevra une marque en devenant Compagnon du Métier. »    

Un peu plus loin, à l’article 72, il est mentionné : « tout travail d’un Compagnon sera examiné par le Surveillant et nulle marque ne sera taillée dans la pierre si la pierre n’est pas trouvée conforme aux plans. Si la marque est ainsi accordée, alors le Compagnon aura le droit de toucher ses gages.»

Ces marques permettaient ainsi à chaque Compagnon d’être payé selon la tâche accomplie, ce qui était l’usage de l’époque. La Maçonnerie de Marque trouve ainsi ses racines dans les plus anciennes pratiques de la Maçonnerie opérative. Les Marques de Maçon sont gravées sur de très nombreux monuments, partout en Europe. Elles servaient à identifier celui qui avait taillé la pierre.

En Ecosse, au XVI° siècle, il est fait obligation d’utiliser une marque et de l’enregistrer dans un livre de Loge.

En1598, William SCHAW, Maître des Travaux du roi Jacques VI d'Écosse, organise les loges Ecossaises  et note dans les fameux statuts qui portent son nom (article XIII): « Le jour de la réception dudit Compagnon du Métier où, Maître, son nom et sa marque seront dument enregistrés, et inscrits dans le livre avec les noms de six (MMM) qui l'ont admis et des apprentis entrés ».

C’est en 1758, qu’apparaît au détour d'un règlement de la Loge Doric Kilwinning, un article mentionnant les coûts « d admitted’ an ‘Entrid Apprentice’, ‘passint to a felow Craft’, ‘Raising to Master’ and ‘made a Mark Master’ », et en 1769, les procès verbaux du Chapitre de l'Arche Royale Poenix de Portsmouth mentionnent clairement une réception à la Marque : « Le Grand Maître Provincial, ayant récemment reçu la Marque, a fait des frères Maçons de la Marque et Maîtres de la Marque. Et chacun a choisi sa Marque. Il nous a aussi enseigné la manière d'écrire en chiffres qui est utilisée à ce grade... ».

Toutefois, lorsque la Franc-maçonnerie spéculative fit son apparition, à l’aube du XVIII° siècle, de nombreux points essentiels de la Maçonnerie opérative ne furent pas repris dans les textes rituels primitifs.

Seulement en Ecosse et en Irlande et sur l’insistance des opératifs, la présentation d’une marque fut maintenue et reconnue comme « un usage maçonnique constant».

En outre, la diffusion de ces usages particuliers fut facilitée par l’innovation irlandaise d’attribuer des chartes régimentaires itinérantes.

C’est entre 1770 et 1780 qu’apparaissent les premières mentions de la collation du grade de Marque en deux « étapes », à savoir, Maçon de Marque et Maître de Marque.

Jusqu’en 1813 la pratique de ce grade sous des formes variées fut donc persistante et largement répandue dans toute l’Angleterre et l’Ecosse.

C’est en mars 1856 que la Marque a failli être intégrée à la GLUA, (quelques années après le mort du Duc de Sussex) ; une motion de la Grande Loge fut présentée, disant que la Marque pourrait être « un bon complément du Grade de Compagnon du Métier » ; malheureusement à la session de juin de cette même année, la motion ne fut pas adoptée.

C’est à la suite de ce refus qu’une Grande Loge des Maçons de la Marque fut fondée, ce même mois de juin 1856, en Angleterre.

Le rituel de la Marque pratiqué aujourd'hui est un rituel qui conserve des aspects très opératifs. Le candidat est invité à tailler sa pierre et à « se rendre dans les carrières ».

La cérémonie est particulièrement riche, avec de nombreuses citations du VLS, tirées à la fois de l’Ancien et du Nouveau Testament.

L'un des intérêts du Rituel est de ne pas avoir été trop déchristianisé et ses racines chrétiennes transparaissent souvent clairement.

La Planche Tracée décrit 14 Outils et Symboles illustrant par excellence l’enseignement dispensé dans ce « Side Degree ».

Le Chapitre de la Saint Arche Royale de Jérusalem conduit le MM à s’approprier le « Pourquoi » de la construction de son Temple intérieur, avec la Marque il apprendra le « Comment » de sa construction.

 

Rennes, le 02/03/2014

D :: R :: MMM

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